samedi 31 mai 2008

Kiwi Lillois VS. Renan Luce

AND NOOOOWWWW... LADIES AND GENTLEMEN... The ultimate fight between our two champions! At my left you can applaude, coming straight (unfortunately) from Bwetagnnneeuh, the singer who smokes behind the Sebastopol theater, the one who seems to be receiving the same letter every time you turn on the radio... RENAN LUCE !!!
At my right... uh... Sorry... Also at my left (faut pas pousser), coming from Lille, where this battleship is set, please welcome... THE LILLOIS KIWIIIII ! YEAAAAAH !

(et maintenant mesdames messieurs le combat ultime entre nos deux champions à ma gauche vous pouvez applaudir venant droit de Bretagne le chanteur qui fume derrière le théâtre sébastopol celui qui semble recevoir la même lettre à chaque fois qu'on allume la radio renan luce et à ma droite euh pardon aussi à ma gauche (must not push) venant de lille où ce tournoi a lieu merci d'accueillir le lillois kiwi ouaaaaiiis) [ ben quoi je pense à mes lecteurs qui n'ont pas une maîtrise des langues aussi absolue que la mienne quoi. ]

DIIINNG le combat commence !

Le kiwi lillois adopte sa position habituelle ! Assis à sa chaise de bureau, il tapotte allègrement sur son ordinateur, inconscient du danger qui le gue-tte... En effet, Renan Luce a utilisé sa fameuse parade du "je fais semblant d'être toujours aussi bien collé contre le mur", en usant de la ruse, car il sait que le kiwi lillois a oublié, avec son voyage en Angleterre, que cela fait bien longtemps qu'il n'a pas remis Renan bien à sa place... A vos paris, laydize énde dgénteulméne!

Tout semble aller pour le mieux mais ne vous y fiez pas chers spectateurs ! D'une minute à l'autre... Ah bah voilà ! Renan Luce a utilisé sa fameuse attaque du PLONGER MORTEL !

Fiiiiiioukhp! Il tombe droit sur les doigts de la main gauche du kiwi lillois ! Ayant eu ce qui équivant à des années d'expérience, il sait viser, et il sait se positionner pour optimiser la douleur de son adversaire, puisqu'il s'arrange pour écraser les doigts là où ça le fait le plus mal, et en pénétrant par son flanc dur et aiguisé comme du carton !

Le kiwi lillois décontenancé, croit à un assaut provenant de l'au-delà, et il n'est pas loin. Dans un mouvement de défense, il veut protéger sa main de l'attaquant pas encore identifié, ce qui a pour conséquence un triple salto arrière non contrôlé pour Renan Luce qui va s'écraser deux mètres plus loin sur le dos. Il gise sur la moquette... Va-t-il se relever ? Impossible, il n'a pas de pieds ! 1...2...3...4...jesaisplusjusquàcombienoncompteaucatch...x! Et c'est le kiwi lillois qui, même s'il n'a rien compris à la situation, gagne par K.O. de son adversaire ! Cela dit, il ne s'en sort pas indemne puisqu'il a étrangement mal à la main gauche quand même.


Pour des raisons de protection de l'innocence infantile et d'empêchement des traumatismes freudiens, après ce programme d'une riche violence, notre chaîne de télévision vous propose un moment d'explication de l'origine de tels comportements chez les combattants.

Renan Luce a vécu une enfance difficile. Imprimé sur du carton doublé d'aimants, il sera destiné dès son plus jeune âge à la promotion du chanteur qu'il représente dans une grande firme française de supports multimédia. Nous ne citerons pas le nom de cette firme mais disons qu'elle rime avec couac et patatrac, ou encore, de manière plus riche, avec arnaque. Atterri à Amiens, il sera, dès que son utilité sera jugée comme négligeable désormais (ou peut-être même avant...) subtilisé par un des vendeurs. Celui-ci l'enfouira dans une enveloppe à bulles à destination d'une petite bourgade dans le Pas-de-Calais.

Alors, Renan Luce devra affronter la brutalité d'une autre entreprise française dont le nom rime, quant à elle, avec holocauste, lost, compost. Trimballé de ville en ville, entre Amiens et pas Amiens, il sera totalement dépaysé lui qui venait juste de trouver ses repères. Ainsi, il arrivera soudain dans une maison inconnue où il sera accroché sans plus de délais sur une armoire ancienne. Il s'y plaira bien. Malgré l'odeur caractéristique d'une chambre d'adolescent, il aura une vue sur la fenêtre, ce qui ne sera pas pour lui déplaire, d'autant plus qu'il entendra ainsi de manière optimale le doux chant quotidien de la tondeuse à gazon du voisin...

Mais voilà déjà que son nouveau propriétaire grandit et l'emmène soudain avec lui à une centaine de kilomètres de là, dans une autre grande ville cette fois dotée d'une **ac. Alors, il sera accroché sur un autre mur, bien droit, et il y trônera fièrement en attendant la fin. Même si sa sérénité aura été dérangée une fois de plus, il apprendra à tirer le meilleur de cette nouvelle situation : le mur est bien confortable, ne sent pas l'armoire de vieille et il peut garder un oeil sur presque tout ce qui se passe, sauf sur tout ce qui se passe dans le lit, à son grand désarroi. Mais bon.

Et voilà que soudain, le véritable traumatisme commence. Une autre idée de décoration germe dans l'esprit de son propriétaire et celui-ci décide soudain de le déplacer sur le mur opposé. Ce mur est hostile, oblique, en pente, il lui donne envie de vomir, mais Renan est voué à son immobilisme inné. Avec effroi, il sera contraint de regarder des dizaines de photos de ses collègues, de ses amis, même une de lui, s'installer là où il s'était fait un plaisir de résider. Les photos du mur opposé le toisent : Zazie avec son air espiègne; mais aussi se moquent ouvertement de lui, en rient : Pauline Croze se marre comme une baleine, Clarika comme un singe, Emilie Simon préfère un sourire ironique et machiavélique pendant que La Grande Sophie la regarde en participant à son hilarité, et Calogero et Jeanne Cherhal arborent un sourire niais face à la situation. D'autres n'hésitent pas à enfoncer le couteau de manière plus sournoise : George Lass le regarde avec un petit sourire discret mais ô combien moqueur, Buffy sourit de toutes ses forces pour montrer à quel point la vie ici c'est bien, Charlotte Gainsbourg se la pète avec son super sac... D'autres préfèrent s'amuser sans s'occuper de lui et ça lui fait tout autant mal : Olivia Ruiz, Mathias Malzieu, Feist, Simon Buret... D'autres préfèrent fermer les yeux face à tout cela, comme Camille et Björk. Mais voilà.

Pendant des jours, des jours et des jours, il est forcé de contempler le bonheur qu'il a connu appartenir maintenant à d'autres. Il garde toujours par principe sa petite moue satisfaite, mais elle cache désormais bien des tourments. Et c'est cela, mon enfant, qui l'a conduit à devenir si violent envers son propriétaire. Il faut le comprendre. Eh mais petit connard, tu as déjà zappé parce qu'il y a un autre match de catch sur TF1? Tous des vermines, mais tuez-les, ces gosses!

Aucun commentaire: